Avant les chiens, il y a eu la basse, les balances, les scènes. La musique
jamaïquaine m'a appris une chose que je n'ai jamais oubliée : un morceau ne
tient pas par hasard. Il tient parce que chaque élément est à sa place, parce
que le grave porte tout le reste.
Quand j'ai commencé à composer mes portées, j'ai retrouvé le même geste.
Je compose une portée comme un morceau. La santé, c'est la basse : sans elle,
rien ne tient debout, on n'entend que les défauts. La personnalité, c'est le
flow : ce qui fait qu'un chien a une voix à lui, une façon d'être au monde.
Mon travail, c'est d'accorder les deux.
La passion des chiens, elle, est plus ancienne encore. Passionné par les
chiens depuis mon plus jeune âge, c'est en 1996 que j'ai eu mon premier Bull
Terrier. Il s'appelait Huxley. Cette tête ovoïde, ce profil incliné qu'on
appelle le downface, ce regard de clown sérieux : je n'ai plus jamais
regardé une autre race de la même manière. C'est elle qui m'a mené, des années
plus tard, vers le Bull Terrier miniature.
En 2012, je me suis installé dans les Corbières, dans l'Aude. De la garrigue,
du soleil, de la place pour les chiens. L'affixe Kingston-Corbières m'a été
accordé en 2017, et ma première portée de Bull Terrier miniature est née en
2018, du mariage de Jaya et d'Iron Bull. C'est de là que tout est parti, et
que sont issus nos reproducteurs d'aujourd'hui.
Le rêve qui reste
« Comme certains éleveurs, j'aimerais voir naître un jour un Bull Terrier
tout noir. »