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La maison Kingston-Corbières

Nos lignées & l'affixe Kingston-Corbières

Une lignée, ce n'est pas une liste de noms sur un pedigree. C'est une histoire qui se tient, génération après génération, parce qu'on a su quoi garder et quoi laisser de côté. La mienne commence bien avant l'affixe, en 1996, avec un premier Bull Terrier qui a tout déclenché. Je m'appelle Ludovic Lubert, j'élève le Bull Terrier miniature et standard à Montgaillard, dans les Corbières, et voici d'où viennent mes chiens.

Je raconte cette page à la première personne parce qu'il n'y a personne d'autre derrière. Pas d'équipe, pas de structure, juste un éleveur qui compose ses portées comme on accorde un instrument, et qui en répond. Si vous voulez comprendre nos chiens d'aujourd'hui, il faut remonter le fil jusqu'à Huxley.

1996 : Huxley, et tout a commencé

J'ai été passionné par les chiens depuis mon plus jeune âge. Mais c'est en 1996 que ma vie a basculé du côté du Bull Terrier, avec mon premier, Huxley. Je me souviens encore de la première fois où j'ai vraiment regardé sa tête : ce crâne ovoïde sans aucun creux, ce profil qui descend en pente douce du sommet jusqu'au bout du nez, ce qu'on appelle le downface. Et ce regard, mi-clown mi-gladiateur, qui vous fixe avec un sérieux désarmant avant de partir dans une bêtise.

Huxley n'était pas un chien d'élevage. C'était mon chien, simplement, celui qui m'a appris la race de l'intérieur : son énergie, son humour, sa façon de s'attacher. À partir de là, je n'ai plus jamais regardé une autre race de la même manière. Tout ce que j'ai construit ensuite est né de cette rencontre. C'est elle qui m'a mené, des années plus tard, vers le Bull Terrier miniature.

Des Corbières à l'affixe : 2012, puis 2017

En 2012, je me suis installé dans les Corbières, au cœur de l'Aude. De la garrigue, du soleil, de la place pour les chiens et le calme qu'il faut pour les élever bien. C'est ici, sur ces terres, qu'est née l'idée de faire les choses sérieusement.

L'affixe, c'est un nom de famille pour ses chiens. En France, il est accordé par la Société Centrale Canine et reste rattaché à l'éleveur à vie. Le mien, Kingston-Corbières, m'a été accordé en 2017. Kingston pour la capitale de la Jamaïque, parce que la musique reggae m'a accompagné pendant plus de quinze ans avant les chiens. Corbières pour ici, pour la terre qui porte tout ça. Les deux réunis, c'est ma signature : chaque chiot né chez moi porte ce nom et l'engagement qui va avec.

Depuis 2017, tout chien que je produis s'appelle « Kingston-Corbières Bt » suivi de son prénom. Ce n'est pas un détail de paperasse. C'est ma façon de dire : celui-là vient de chez moi, je l'ai pensé, et j'en réponds.

2018 : la première portée de miniatures, Jaya × Iron Bull

Ma première portée de Bull Terrier miniature est née en 2018, du mariage de Jaya, ma lice, et d'Iron Bull. C'est de là que tout part vraiment.

Iron Bull est mon étalon fondateur. Né en octobre 2013, c'est un mâle à la robe noir bringé, une couleur que j'aime profondément et qui n'est pas si fréquente chez le miniature. Il a été classé « Très bon » en spéciales nationales, à Tarbes en 2017 puis à Pau en 2018, ce qui dit quelque chose de son type et de sa construction. Mais ce que je retiens surtout, c'est ce qu'il a transmis : une ossature franche, une tête de race et ce caractère solide, joueur, sans agressivité. Vous pouvez retrouver sa fiche complète parmi nos chiens.

De ce premier mariage sont issus les chiens qui ont fondé ma lignée maison. Aujourd'hui, quand je regarde mes reproductrices, je vois encore Iron Bull dans une oreille bien portée, dans un profil, dans une façon d'être au monde. C'est ça, une lignée qui tient : un fondateur dont on reconnaît la patte plusieurs générations plus loin.

Comment je choisis mes mariages

Composer une portée, pour moi, c'est trois choses, et toujours dans cet ordre.

  • La santé d'abord. Avant tout mariage, mes miniatures passent cinq examens : PLL (la luxation primaire du cristallin, un test ADN), l'audition par BAER, l'acrodermatite létale (LAD), le cœur et les reins. Si un point ne va pas, je ne fais pas le mariage. Ce n'est pas négociable. Je détaille chaque test sur la page santé.
  • Le type ensuite. La tête ovoïde, le downface, l'ossature, l'équilibre général. Je marie pour rapprocher mes chiens du standard de la race, pas pour produire vite ou facile.
  • Le caractère enfin. Un Bull Terrier doit être franc, joueur, attaché à l'humain. Ce tempérament-là se transmet, et je le surveille de près chez les parents avant de les accoupler.

Je sépare aussi très clairement mes deux races. Le miniature ne dépasse pas 35,5 cm au garrot, le standard est plus grand. Ce sont deux mondes, deux sélections distinctes, et je ne les mélange jamais dans mes lignées.

Le cap : un Bull Terrier tout noir

Tous les éleveurs ont une idée qui les fait avancer. La mienne, c'est de voir naître un jour, chez moi, un Bull Terrier entièrement noir.

Je suis honnête : c'est un cap, pas une promesse. La génétique de la robe chez cette race est exigeante, et un projet pareil se mesure en années et en générations, pas en une saillie. Le noir bringé d'Iron Bull est une première marche, rien de plus. Mais c'est précisément ce genre d'objectif lointain qui m'oblige à rester rigoureux : on ne tient pas une lignée sur la durée si on ne sait pas où on va.

En attendant, je continue de faire ce que je sais faire : des chiens sains, typés, équilibrés, suivis à vie. Pour mieux me connaître, passez par la page de l'éleveur ou venez simplement en parler depuis la page contact.

Vos questions

On en parle ?

Qu'est-ce qu'un affixe et que signifie Kingston-Corbières ?
Un affixe est le nom d'élevage officiel, l'équivalent d'un nom de famille pour les chiens d'un éleveur. En France, il est accordé par la Société Centrale Canine et reste rattaché à l'éleveur à vie. Kingston-Corbières associe Kingston, capitale de la Jamaïque, en clin d'œil à mes années passées dans la musique reggae, et Corbières, le terroir de l'Aude où je suis installé. Tous mes chiots nés depuis 2017 portent ce nom.
Qui est l'étalon fondateur de l'élevage ?
C'est Iron Bull Des Gardiens de Gaia, un mâle Bull Terrier miniature à la robe noir bringé, né en octobre 2013 et classé « Très bon » en spéciales nationales (Tarbes 2017, Pau 2018). C'est de son mariage avec ma lice Jaya qu'est née ma première portée de miniatures, en 2018. Sa fiche est consultable dans la page nos chiens.
Depuis quand élevez-vous le Bull Terrier ?
J'ai eu mon premier Bull Terrier, Huxley, en 1996. C'est lui qui m'a fait découvrir la race de l'intérieur. Je me suis installé dans les Corbières en 2012, l'affixe Kingston-Corbières m'a été accordé en 2017, et ma première portée de miniatures est née en 2018.
Sur quels critères choisissez-vous vos mariages ?
Trois critères, toujours dans cet ordre. La santé d'abord : mes miniatures passent cinq tests (PLL, audition BAER, acrodermatite létale, cœur, reins) avant toute reproduction, et si un point ne va pas, le mariage ne se fait pas. Le type ensuite : tête ovoïde, downface, ossature, équilibre. Le caractère enfin : franc, joueur, attaché à l'humain.
Élevez-vous les miniatures et les standards de la même lignée ?
Non. Le Bull Terrier miniature (jusqu'à 35,5 cm au garrot) et le Bull Terrier standard sont deux variétés distinctes, avec des sélections séparées. Je ne mélange jamais mes lignées miniatures et standards.
Pourquoi parler d'un Bull Terrier tout noir ?
C'est l'objectif lointain qui guide ma sélection : voir naître un jour un Bull Terrier entièrement noir. Je le présente comme un cap, pas une promesse, car la génétique de la robe est exigeante et un tel projet se compte en générations. Le noir bringé d'Iron Bull en est la première marche.
Affichez-vous le prix des chiots ?
Non, jamais en ligne. Je communique mes tarifs de vive voix, au cas par cas, après un échange. Un chiot n'est pas un produit sur étagère : je préfère d'abord m'assurer que le caractère du chiot et votre mode de vie s'accordent. Le prix vient ensuite, pendant la conversation.

Parlons de votre projet

Un chiot, ça commence par une conversation

Le plus simple, c’est d’échanger de vive voix. Appelez-moi, je prends le temps.